Mes Ecrits > Le Petit Prince - Antoine de St Exupéry

Le 12/05/2009 à 23:58Mes textes

Je voulais laisser une petite page sur mon site à ce livre qui m'a tant apporté, tant par sa simplicité que par ses mots si forts et pourtant si naturels...

Juste quelques passages qui m'ont ému, troublé et souvent demandé à réfléchir... Sur La Vie, L'Amitié, l'Amour, le Partage... Sur le temps qui passe inexorablement et que nous avons le devoir d'en profiter pour être heureux, tout comme profiter des pétales d'une rose qui faut protéger, profiter du temps pour apprivoiser et se laisser apprivoiser, malgré la douleur qui peut en découler...

Profiter de la vie, tout simplement, le plus simplement possible...

 

Pacou le 12 mai 2009

Un petit Prince endormi (chapitre XXIV)

Comme ses lèvres entr'ouvertes ébauchaient un demi-sourire je me dis encore : "Ce qui m'émeut si fort de ce petit prince endormi, c'est sa fidélité pour une fleur, c'est l'image d'une rose qui rayonne en lui comme la flamme d'une lampe, même quand il dort..." Et je le devinai plus fragile encore. Il faut bien protéger les lampes : un coup de vent peut les éteindre...

Antoine de St Exupéry, Le petit Prince

Le Petit Prince est fait irruption dans ma vie il y a plus de vingt ans maintenant (je ne vais pas dire combien d’années exactement et vous n’allez pas me le demander, n’est ce pas ?). Je pourrai le relire mais c’est l’enfant qui est resté à l’intérieur de moi qui préfère s’en souvenir et continuer à le vivre…

Voici ce dont je me souviens….

« Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent. »

"J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans". Il rencontre le Petit Prince alors qu’il doit poser son avion dans le désert. Ce petit bonhomme lui explique qu'il vient d'une autre planète et lui demande de lui dessiner un mouton. A force de question, l'aviateur découvre que le Petit Prince vient de "l’astéroïde B 612, une planète à peine plus grande qu'une maison !"

Chaque jour l'aviateur en apprend un peu plus sur la planète du Petit Prince, sur son départ, sur son voyage... C'est ainsi que l'enfant lui parle de la psychologie des adultes, de leur sérieux, des baobabs qui encombrent sa planète et qui la perfore de leurs racines.

Il lui raconte aussi qu'il adore les couchers de soleil et qu'un jour, il a vu "le soleil se coucher quarante-trois fois !"  Puis le petit Prince parle d'une fleur unique, une rose, dont il est amoureux. Il prend peur que le mouton que lui a dessiné l'aviateur fasse du mal à sa rose : "Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça ?" Il lui confie aussi qu'il a souffert de la voir vaniteuse et qu'il était sans doute trop jeune pour l'aimer : « J'aurais dû ne pas l'écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m'en réjouir. » Cette histoire de griffes, qui l’avait tellement agacé, aurait dû l'attendrir...

Le petit prince fait encore cette confidence à l'aviateur :

"Je n'ai alors rien su comprendre ! J'aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m'embaumait et m'éclairait. Je n’aurai jamais dû m'enfuir ! J'aurai dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires ! Mais j'étais trop jeune pour savoir l'aimer.

Sa rose, cette rose, ne représente t’elle pas tout simplement la femme telle que la voit les hommes ? Ne parle t’il pas de cette différence qui règne sans fin entre l’homme et la femme, malgré tout l’amour qu’ils se portent !

Sans doute est cette incompréhension et cette déception amoureuse qui l'a incité à s'éloigner de sa planète et à voyager. Il a ainsi rencontré, murés dans leur solitude, une galerie de personnages : le monarque d'un empire factice, le vaniteux, le buveur qui boit pour oublier qu'il boit, le businessman propriétaire d'étoiles, l'allumeur de réverbères, obligé du fait de la vitesse de rotation de sa planète d'effectuer un travail absurde et ininterrompu, et enfin un géographe, un vieux Monsieur écrivant d'énormes livres.

Le Petit Prince débarque un jour sur la Terre. Et c'est encore la solitude qu'il y rencontre. Il y retrouve en grand nombre les mêmes types de personnage que sur les autres planètes, mais également un serpent ne parlant que par énigmes, un désert fleuri de roses et, l'écho....

Puis un petit renard lui est apparu, un renard qui voulait que le Petit Prince l'apprivoise. (C’est le moment que je préfère, qui m’a certainement le plus marqué.)

« Bien-sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... »

« Qu'est-ce-qui signifie « apprivoiser » ? C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie « créer des liens ». »

Le renard se tut et regard longtemps le petit prince :

 

S'il te plait... apprivoise-moi, dit-il.

 

Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps.

J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaitre.

 

On ne connait que les choses que l'on apprivoise, dit le renard.

Les hommes n'ont plus le temps de rien connaitre. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi!

 

Que faut-il faire ? Dit le petit prince.

 

Il faut être très patient, répondit le renard.

Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe.

Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien.

Le langage est source de malentendus.

Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

 

Le lendemain revint le petit prince.

 

Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard.

Si tu viens, pas exemple, à quatre heures de l'après-midi, dés trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur... »

 

« Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose... »

« On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser… »

« Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux. »

 

En écoutant le renard le petit prince comprend qu'il importe avant tout d'apprivoiser les êtres, de s'en faire des amis, et que le monde s'ordonne autour de cet être unique au monde par l'amour qu'on lui porte.

Au huitième jour de panne dans le désert, c'est l'heure de la séparation. Le petit prince souhaite retrouver sa rose. Il a recours au serpent qui résout toutes les énigmes, et repart vers son étoile. Il laisse seul le narrateur qui peut maintenant regarder le ciel avec un autre regard.

 

 

 

 

« Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. »

« Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner. »

« Je ne te dirai point les raisons que tu as de m’aimer. Car tu n’en as point. La raison d’aimer, c’est l’Amour… »

Depuis, je ne regarde plus les étoiles avec le même regard… Qu’elles soient dans le ciel ou dans le cœur de celui qui me parle…

 

 

 

par Pacou - tags : le petit prince
Commentaires (2)

2. Didier Le 14/10/2009 à 10:44

Envoyer un e-mail à Didier
J'ai fais une infographie à partir du petit prince que je mets en fond d'écran. Je te l'enverrais bien si je savais comment faire?
Sur le blog, je ne puis, n'est-ce pas?!
CiaoSmiley

1. lesbienne Le 22/05/2009 à 17:35

Envoyer un e-mail à lesbienne
Le petit prince, Antoine de Saint Exupéry :
Rencontre avec la fleur Le petit prince le désert et ne rencontra qu'une fleur. Une fleur à trois , une fleur de rien du tout... -Bonjour, dit le prince. -Bonjour, dit la fleur. -Où sont les ? demanda le petit prince. La fleur, un jour, avait vu passer une : -Les hommes ? Il en existe, je , six ou sept. Je les ai il y a des . Mais on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils de racines, ça les gêne . -Adieu, fit petit prince. -Adieu, dit la fleur.
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